Coronavirus: qu’est ce qui va changer pour les voyages d’affaires?

Le coronavirus va changer pour toujours le voyage d’affaires, et notamment dans les PME. La crise du coronavirus arrive alors que le marché du voyage d’affaires est en expansion depuis plusieurs années: plus de 7% entre 2018 et 2019. Chez Okarito, nous suivons de près les tendances de fond de ce marché et les signaux faibles que nous recevons de la part de nos clients et de nos fournisseurs. Voici quelques pronostics issus de ces analyses.

Suite au coronavirus, les voyages d’affaires non-essentiels seront réduits

La crise du coronavirus sera sûrement celle de l’avènement d’un télétravail généralisé, au sein des entreprises du CAC 40 comme au sein des PME. Certaines entreprises ont pu, avec le confinement, se familiariser à des outils comme Slack, Zoom ou Discord, et réaliser que du travail de qualité peut être produit à distance.

La crise du coronavirus ayant entamé la confiance dans les marchés et attaqué les marges d’une grande partie du tissu économique français et européen, de nombreuses entreprises réduiront les budgets et notamment le budget voyage.

Beaucoup de voyages inter-entreprise ou de réunions entre entités seront repoussés ou annulés dans une optique de réduction des coûts, notamment au sein des ETI ou des entreprises du CAC 40. Cette période de confinement aura prouvé qu’une conférence sur Zoom peut se substituer à un coûteux aller-retour en business à Hong Kong!

Cette crise du coronavirus est aussi un quitte ou double pour les techniques de marketing intégralement digitales: si les entreprises se rendent compte qu’elles arrivent à remplir leur pipeline de clients sans avoir à se déplacer à des événements coûteux, elles reprioriseront leurs budgets pour investir encore davantage en marketing digital notamment. Au contraire, si les pipes de vente restent vide, cela sera une vraie victoire pour le field-marketing et les événements qui seront du même coup légitimés: un beau rebond serait alors à prévoir, pour atteindre les targets en Q3 et Q4.

La crise du coronavirus a mis en valeur les manques de l’organisation des voyages d’affaires, et notamment au sein des PME

De nombreuses entreprises ont vécu des cauchemars à cause du coronavirus: employés coincés dans un pays à rapatrier, équipes coupées en 2…

Cela a participé à une prise de conscience généralisée autour du Duty of Care: les entreprises sont responsables de la santé et du bien-être de leurs salariés. Je vous recommande l’excellent article de Brice à ce sujet.

Les entreprises qui organisaient leurs déplacements pro sur des sites de tourisme comme Expedia ou Skyscanner et qui, du jour au lendemain, n’ont plus pu contacter ces interlocuteurs pour leur demander une modification ou une annulation, alors que leurs salariés étaient coincés à l’autre bout du monde se souviendront de cette période. Il en va de même pour les entreprises qui ont dû organiser un rapatriement.

Nous sommes donc persuadés que cette crise aura agi comme un signal d’alarme pour mettre en place les bonnes pratiques au sein des entreprises: mettre en place des protocoles de rapatriement, mieux communiquer avec les voyageurs. Nous pensons également que les entreprises qui recourraient à des sites de tourisme se tourneront davantage vers des professionnels du voyage d’affaires (Okarito ou d’autres!) pour assurer la sécurité de leurs collaborateurs.

Une reprise extrêmement forte, notamment pour les PME internationales

Pour beaucoup de PME internationales, cette crise du coronavirus a été un coup dur: arrêt de l’approvisionnement, fermeture des centres commerciaux… La fin du confinement et la reprise de l’activité internationale va sûrement être synonyme d’une reprise intense du voyage d’affaires, au moins pour aller revoir les partenaires et remettre en place ce qui avait été fait avant la crise. On peut donc s’attendre à un effet “pic” (et peut être à une flambée des prix des billets) lors de la reprise, tout le monde voulant reprendre l’activité au plus vite.

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Remi Duvoux

Cofounder of Okarito. In charge of product.

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2 réponses

  1. Bonjour et merci pour cet article très complet. La crise du COVID 19 a engendré un coup d’arrêt total évident des déplacements corporate. Un rebond en 2021 est-il à prévoir dans l’organisation des séminaires et conventions d’entreprises ?

    • Remi Duvoux dit :

      Bonjour Grégory et merci pour votre message. Nous ne pensons pas qu’il y aura d’effet de rattrapage sur les conventions et les séminaires: le budget des entreprises à cet effet risque d’être réduit, et nous ne pensons pas qu’une entreprise réalise davantage de séminaires en 2021 pour “compenser 2020”. Nous espérons évidemment avoir tort!

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